Le Corbusier (1887-1965)


Sans doute l’un des plus célèbre architecte du XXème siècle, Charles-Édouard Jeanneret-Gris, connu sous le pseudonyme de Le Corbusier (diminutif Corbu), fut un urbaniste, décorateur, peintre et architecte.

C’est l’un des principaux représentants de ce que l’on appelle de nos jours le mouvement moderne (également nommé mouvement international ou style international) avec Ludwig Mies van der Rohe, Walter Gropius et Theo van Doesburg. Il a également œuvré dans les domaines de l’urbanisme et du design.

Il apprend la technique du béton auprès de l’architecte Auguste Perret à Paris. Avec Amédée Ozenfant, il fonde en 1920 le purisme : simplicité des formes, organisation et rigueur.

En 1922 il s’associe en tant qu’architecte avec son cousin architecte designer Pierre Jeanneret. En 1925, à l’Exposition internationale des Arts décoratifs (Expositions universelles de Paris) il construit un pavillon manifeste de son art,  » le Pavillon de l’Esprit Moderne « . En 1928, il organise le Congrès international d’architecture moderne (CIAM).

Son  » langage  » architectural s’applique aussi bien au logement économique qu’à la villa de luxe. En 1927, Le Corbusier définit « l’architecture moderne » selon cinq piliers (ce sont les cinq points de l’architecture moderne) :

  • Plan libre
  • Façade rideau
  • Pilotis
  • Toit terrasse
  • Fenêtres en bandes

À la suite de la crise économique de 1929, Le Corbusier va se concentrer sur les problèmes de la concentration urbaine. Aménagement du front de mer d’Alger en 1960, étude d’urbanisation de Rio de Janeiro… Tous ses projets sont fortement critiqués. Reste de cette période ses réalisations, comme la cité-refuge de l’Armée du Salut de 1929, le Pavillon Suisse de la Cité internationale universitaire de Paris (1930-1932) ou encore, en collaboration avec l’architecte brésilien Oscar Niemeyer le ministère de l’éducation nationale à Rio de Janeiro (1936-1943).

De 1946 à 1952, Le Corbusier construit la Cité radieuse de Marseille, une résidence sous forme de barre sur pilotis (en forme de piétements évasés à l’aspect brutal), qui constitue une innovation importante dans la conception architecturale des résidences d’habitations. Dans cet immeuble, il a tenté d’appliquer ses principes d’architecture pour une nouvelle forme de cité en créant un village vertical, composé de 360 appartements en duplex séparés par des rues intérieures.

En 1950, à 63 ans il se lance dans l’aventure de la reconstruction de la chapelle Notre-Dame du Haut à Ronchamp en Franche-Comté, détruite par les bombardements de septembre 1944.

Il va appliquer ses principes à l’échelle d’une ville quand les autorités indiennes, dans les années 1950, lui confient les plans de Chandigarh, nouvelle capitale du Penjab. Il dessine de nombreux bâtiments pour cette ville indienne (palais de Justice, palais du Capitole, Secrétariat et palais de l’Assemblée). Il y fait une synthèse entre les théories novatrices de ses débuts et l’utilisation de nouvelles formes.

En 1952, le bâtisseur d’édifices gigantesques, se fait construire à Roquebrune-Cap-Martin, un cabanon-baraque à bardage de croûte de pin « sur un bout de rocher battu par les flots ».

Quelques constructions

  • 1912 : Maison blanche, La Chaux-de-Fonds, Suisse
  • 1924 : Villas La Roche et Jeanneret, 8-10 square du Docteur Blanche, Paris (ouvertes au public)
  • 1924 : Maison Planeix, 26 boulevard Masséna, Paris
  • 1929 – 1931 : Villa Savoye, Poissy, France (ouverte au public)
  • 1934 : Armée du Salut, rue du Chevaleret, Paris
  • 1946 – 1952 : Cité radieuse de Marseille
  • 1950 – 1955 : Chapelle Notre Dame du Haut, Ronchamp, Haute-Saône
  • 1952-1959 : Bâtiments à Chandigarh, Inde
  • 1954-1956 : Les maisons Jaoul (A et B), Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine)
  • 1959 : Couvent de La Tourette, Éveux, Rhône
  • 1959 : Musée national d’art occidental de Tokyo, Tokyo
  • 1963 : Mosquée Nationale (Masjid Negara), Kuala Lumpur, Malaisie
  • 1969 : Église Saint-Pierre de Firminy-Vert (ultime œuvre de l’architecte)

Publications

  • Sous le nom Charles-Édouard Jeanneret-Gris
    •  » Étude sur le mouvement d’art décoratif en Allemagne « , La Chaux-de-Fonds 1912
    •  » La peinture moderne « , avec Amédée Ozenfant, Paris 1925
  • Sous le nom Le Corbusier
    • Après le cubisme, avec Amédée Ozenfant, Paris 1918
    • Vers une architecture, Paris 1923
    • Urbanisme, Paris 1924
    • L’art décoratif aujourd’hui, Paris 1925
    • La ville radieuse, Boulogne, 1935
    • Quand les cathédrales étaient blanches, Paris 1937
    • Le modulor, Boulogne 1950
    • L’unité d’habitation de Marseille, Souillac – Mulhouse 1950
    • Le Modulor II (La parole est aux usagers), Boulogne 1955
    • Architecture du bonheur, l’urbanisme est une clef, Paris 1955
    • Entretien avec les étudiants des écoles d’architecture, Paris 1958
    • Second clavier des couleurs, Bâle 1959
    • L’atelier de la recherche patiente, Paris 1960
    • Orsay Paris 1961, Paris 1961
    • Le voyage d’Orient, Paris 1966
    • Mises au point, Paris 1966
    • Les maternelles vous parlent, Paris 1968

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